synthese du groupe de travail : environnement - énergie - agriculture

jeudi 21 janvier 2010

 Energie :

En matière d’énergie, la région devra conditionner de manière absolue tous les financements à des critères de cohérence visant la sobriété énergétique : rappeler que la meilleure énergie est “ celle que l’on ne consomme pas ”

  • Sortir l’énergie de la vision de court terme de la logique capitaliste en mettant en place un pôle public régional de l’énergie intégrant toutes les entreprises du secteur, des représentants des citoyens et des collectivités locales pour informer et associer collectivement sur toutes les décisions concernant les choix énergétiques.
  • Aider au fonctionnement et au développement de régies publiques municipales ou communautaires (eau, déchets, transport,…) par la mise en place notamment de moyens d’ingénierie régionale qui seront mis à disposition gratuitement aux collectivités.
    Se dégager, grâce à ces moyens régionaux et locaux, de la main-mise de certaines grandes entreprises privées sur la distribution de l’eau, main-mise qui a eu pour effet une considérable augmentation des tarifs au cours des dernières années.
  • Une “ analyse carbone ” exigée sur tous des projets qui prendrait en compte les transports induits.
  • la qualité énergétique des bâtiments ou aménagements en portant une attention particulière sur le logement social pour remédier à la précarité énergétique passant notamment par la mise en œuvre des nouvelles normes d’isolation.
  • Il faudra veiller à promouvoir une diminution importante des trajets domicile-travail induits par un projet de développement d’activité économique ou dans le cadre de la réinsertion professionnelle. Elle devra être quantifiée et significative.
  • Dans le cadre du développement de la filière des énergies renouvelables :
    • favoriser le développement du petit artisanat et des métiers de proximité.
    • Soutenir les initiatives individuelles et coopératives de recherche en sobriéte et auto-suffisance énergétique
  • Nous n’encouragerons pas la production d’agro ou bio-carburants qui ne sont en rien écologiques par le gaspillage d’eau nécéssaire à leur fabrication.
  • Energie dans l’agriculture :
      • Permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail en développant des méthodes sobres en énergie.
      • Adopter le principe de non mise en concurrence des sols entre la production agricole et la production d’énergie biomasse ou photovoltaïque actuellement en plein essor
      • Favoriser la production alimentaire de qualité sur toute surface agricole utile.
      • Développer les productions d’énergie renouvelables uniquement sur les surfaces non productives (friches industrielles, militaires etc …).
  • Energie nucléaire :
      • La question de l’énergie nucléaire dépasse le cadre des compétences des régions. Elle devra être traitée dans le cadre d’un débat général sur nos modes de production et de consommation et de notre capacité à nous émanciper d’un système économique reposant sur une croissance perpétuelle irréaliste sur le plan écologique.
      • Néanmoins, la question des déchets ne peut rester sans réponse :
        La région Lorraine en partenariat avec la région Champagne Ardennes, doit soutenir les conseils généraux de Meuse et de Haute-Marne et contribuer à la mise en place, du référendum d’initiative local prévu par la loi : définition du périmètre, soutien financier, etc… mais en tout premier lieu, elle doit agir pour obtenir des conseils généraux la mise en œuvre effective du référendum.
      • La Région influera pour la création d’un pôle public de recherche et de contrôle de la gestion des déchets nucléaires, placé sous les compétences de l’état et des régions. Ce pôle de recherche et de contrôle sera soumis lui-même par contrat préalable à des contre-expertises indépendantes régulières dont la périodicité sera à fixer.
      • L’argent aujourd’hui utilisé pour convaincre les populations sous la forme de “ groupements d’intérêt public ” (GIP) doit être réorienté vers ce pôle public de recherche et financera également les contre-expertises indépendantes.
      • Dans l’état actuel des choses, la Région s’opposera à tout enfouissement à Bure ou ailleurs tant que la récupérabilité des déchets, à tout moment du processus, n’est pas assurée.

La Région contribuera à développer une politique de sobriété énergétique associée au développement significatif des énergies renouvelables en Lorraine.


 Agriculture-Forêt :

Nous favoriserons l’agriculture locale, paysanne, durable, solidaire et biologique afin de :

    • permettre aux paysans de vivre de leur travail.
    • donner la priorité à une alimentation saine et de qualité qui privilégie les circuits courts.
    • permettre une agriculture sobre en énergie.
    • supprimer la pression agricole exercée sur les ressources d’eau potable.
    • Freiner le développement des grandes sufaces et soutenir le commerce de proximité.
Il est nécessaire de rappeler que ce type d’agriculture développe l’emploi.

Les moyens :

  • Il faut repenser l’ensemble des aides pour instituer une politique agricole différente, de proximité, développant par exemple le maraîchage autour des villes, grâce à des conventions avec les SAFER.
  • Nous devons garantir l’accès à la terre aux paysans en établissant des conventions avec las associations du type “ terre de liens
  • Nous soutiendrons le concept et la promotion des AMAP (elles créent un emploi permanent pour 40 familles). En développant des filières d’enseignement agricole autour de ce concept.
  • Introduire systématiquement un bilan carbone de chaque appel d’offre comme clause environnementale. Les producteurs locaux auront ainsi accès aux appels d’offres dont ils ont été exclus par le système du moins-disant.
  • A l’instar des pépinières d’entreprise dans l’industrie, nous mettrons en œuvre des “couveuses”. Ces systèmes accompagneront les personnes qui se convertissent à l’agriculture ou qui se diversifient.
  • Mise en place d’un plan emploi régional pour l’installation paysanne
  • Mise en place d’un comité de suivi citoyen pour approuver et évaluer les actions mise en place (proposition qui peut être transversale sur l’ensemble des domaines)
  • Aider à la structuration de la filière bois pour que le massif forestier lorrain et les industries du bois jouent un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique. Notamment avec la séquestration du carbone en forêt, dans les produits-bois et dans le développement du bois-énergie.
  • Poursuivre le moratoire sur les OGM cultivés en plein champ et les nouveaux OGM clandestins.

 Aménagement du territoire

Introduire la notion de “ coût global ” dans toutes les réflexions en matière d’aménagement en prenant en compte l’investissement mais aussi l’entretien sur le long terme et le poids des transports induits par tout projet. Atteindre un objectif de cohérence absolue dans les aménagements : densité maximale du bâti, peu de transports induits, qualité énergétique du bâti, adéquation de l’offre de l’habitat avec la quantité d’emplois existants ou projetés sur chaque bassins de vie :

    • éviter que lorsque les agriculteurs n’ont pas de successeur immédiat, quand ils partent à la retraite, que les terres soient vendues à un promoteur immobilier plutôt qu’aider à l’installation d’un jeune.
    • De la même façon que la Région a conventionné avec l’ EPFL au sujet des terres pour le maraîchage, il est possible de réserver un % des terrains gérés avec l’ EPFL pour construire de l’habitat collectif à caractère social. (cf. : loi sur le logement social dans les communes) et permettre également l’accès à une parcelle agricole pour tout logement collectif.
    • Nous procèderons de la même logique pour les sites industriels en friches en réservant les terrains à des projets de ré-industrialisation ou à l’habitat social.
    • Les problèmes rencontrés à cause des sous sol des territoires miniers ne doivent pas être oubliés. Outre ceux déjà repérés et pour lesquels nous devrons poursuivrons et amplifierons les aides, nous serons attentifs également à la situation du bassin salifère.

Principe fondamental pour l’aménagement du territoire : assurer une cohérence entre habitat, activité économique et transport dans toutes les zones rurales et urbaines.

  • Le transport ferroviaire ne doit pas être soumis à la loi de l’argent. Nous nous opposons à la libéralisation et la filiation du fret ferroviaire et à la mise en concurrence de l’entretien et de l’exploitation du TER. C’est avec des cheminots à statut, avec une formation et des effectifs suffisant que la sécurité des usagers et la qualité du service public sont les mieux assurés ;
  • Le développement du fret ferroviaire nécessite une modernisation et une adaptation du parc wagons de la SNCF notamment pour le transport à grande vitesse ; L’activité des ateliers SNCF spécialisés dans ce domaine doit donc être relancée avec les moyens et les effectifs nécessaires. La région doit contribué à cette relance plutôt que subventionner des entreprises ferroviaires privées LORMAFER ; ROLANFER ou de droit privé VFLI..
  • L’interconnexion du TGV et du TER doit être rapidement réalisée et non rester à l’état de voeux pieux. Une liaison directe entre cette gare d’interconnexion et PARIS doit être mise en place

Vous pouvez réagir, apporter votre contribution au programme du Front Lorrain de Gauche pour la région en remplissant le formulaire ci dessous.

Pour une région citoyenne…

Votre contribution pour la Lorraine
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