Ces deux problématiques sont intimement liées car nous subissons les défauts d’un aménagement du territoire qui a été organisé, depuis des décennies, en zones d’activités : commerces, emplois, résidences, éloignant les uns des autres et favorisant les déplacements. Il convient aujourd’hui, à la fois pour des raisons économiques et écologiques, de revenir sur cette conception de l’aménagement du territoire en favorisant le rapprochement, la réappropriation de la notion de « lieux de vie », la proximité.
Aménagement du territoire - logement - après-mines
Le Conseil Régional doit devenir acteur dans la lutte contre l’étalement de l’habitat qui détruit les terres agricoles, favorise l’individualisme et l’utilisation de la voiture.
Son action doit d’abord porter sur la rénovation, qu’il doit encourager fortement ; en particulier concernant les logements sociaux avec un regard spécifique dans les quartiers populaires sur ceux habités pas des populations au statut précaire.
Pour ce qui est des projets de construction de nouvelles zones urbaines, il ne pourra les accompagner que dans la mesure où il s’agira de quartiers HQE, présentant un minimum de 20% de logements collectifs, prévoyant une mixité sociale, pour lesquels les plans de déplacement auront fait l’objet d’une étude spécifique, offrant un accès facilité à un transport public, intégrant les modes de déplacement doux et situés à proximité immédiate de services et commerces.
En particulier, il mettra en place un partenariat renforcé avec toutes les communes désireuses de prendre place dans des projets d’habitat coopératif (cf. habicoop - Utipi), notamment lors de la réhabilitation de leurs logements.
Les problèmes rencontrés à cause des sous sol des territoires miniers ne doivent pas être oubliés. Outre ceux déjà repérés et pour lesquels nous devrons poursuivre les aides, il sera nécessaire d’étudier également la situation du bassin salifère.
Une partie importante du territoire lorrain reste fragilisée par le risque d’effondrement minier consécutif à un exploitation qui fit, de longues années durant, sa richesse et la handicape aujourd’hui lourdement. Les secteurs touchés ont, en grande partie vu leur urbanisme « gelé » pendant une période d’une dizaine d’année, et continuent de subir des contraintes urbanistiques très lourdes. Ces dernières nuisent fortement au développement des communes concernées, d’abord en terme d’image (dissuasif pour les nouveaux arrivants), ensuite sur le plan financier puisqu’elles entraînent des surcoûts non négligeables.
L’effort spécifique en direction des bassins miniers doit donc être maintenu et même étendu au bassin salifère désormais également concerné. En particulier, le volet après-mines du contrat de plan Etat/Région doit être reconduit.
Déplacements-transport
Que ce soit sur le plan social ou écologique (notamment dans la lutte contre les gaz à effet de serre), l’action en faveur des transports en commun doit être encouragée et renforcée que ce soit directement par le Conseil Régional au moyen de sa compétence « transport » ou indirectement dans le soutien qu’il peut apporter à toute initiative publique ou privée y concourrant.
I - Dans le cadre de la compétence « transport » du CR
C’est une autre politique des transports qu’il faut en Lorraine, favorisant le collectif, et fédérant les Autorités Organisatrices des Transports (AOT) de l’ensemble de la Région et au-delà, pour favoriser l’émergence de transports collectifs gratuits. Il faut parvenir à faire naître une véritable intermodalité régionale et inter-régionale. Ce n’est que par cette synergie que l’ensemble des utilisateurs adhérera à cette orientation politique lourde !
Dans ce sens, il convient d’encourager l’utilisation du TER par :
- des tarifs attractifs voire, la gratuité pour les lorrains
- une offre de dessertes renforcée aux heures de pointe
- le développement des « arrêts TER de bassin » entre Nancy et Luxembourg avec création de parkings appropriés et convergence sur ces points des réseaux de bus ainsi que des pistes cyclables,
- engager une réflexion sur des équipements spécifiques avec les fabricants avant les prochains appels d’offre afin de permettre le transport des vélos dans les trains/bus
- l’exigence auprès de la SNCF d’une meilleure information des voyageurs en cas de retard/annulation de trains
- la mise en place d’une communication conquérante.
En raison notamment de l’importance du travail frontalier, le covoiturage est une pratique qui offre déjà un ancrage en Lorraine. Le Conseil Régional doit s’y intéresser et favoriser son développement, notamment par la mise en place de parkings relais sur des sites « stratégiques » identifiés, et l’accompagnement d’initiatives innovantes permettant la rencontre de l’offre et de la demande.
Pour les marchandises : il faut favoriser leur transport par container grâce au ferroutage et aux voies navigables.
Dans le prolongement et en cohérence avec la mise en place des 3 plateformes multimodales (Thionville, Metz et Frouard), des aides spécifiques pour l’investissement de péniches ainsi qu’à la formation de mariniers seront proposées.
La réflexion sur la jonction Moselle-Saône doit avancer : une péniche remplace 150 camions !
II - Dans l’accompagnement aux collectivités et autres partenaires
Le Conseil Régional doit accompagner la création/poursuite de voies cyclables, qui sont aussi, le plus souvent, un atout en terme de tourisme. Il devra notamment inciter à la construction de pistes de ce type à proximité des lieux étudiants.
Vous pouvez réagir, apporter votre contribution au programme du Front Lorrain de Gauche pour la région en remplissant le formulaire ci dessous.
Pour une région citoyenne…