Le Front de gauche au chevet de Lithorade

Article du Républicain Lorrain publié le 02/03/2010
mercredi 3 mars 2010

Le Front lorrain de gauche veut que les subventions du conseil régional soient orientées de la meilleure façon possible. Photo Philippe Riedinger. Hier après-midi, des militants du Front lorrain de gauche ont rencontré les salariés de Lithorade. Pour leur apporter du soutien mais aussi demander que les deniers publics soient mieux orientés.

Largués par leur repreneur, "oubliés" par le service paye, sommés de lever leur piquet de grève, presque condamnés, les employés de Lithorade survivent. Tant bien que mal. Hier, ils ont reçu le soutien de militants du Front lorrain de gauche. Qui ne sera peut-être que symbolique, mais qui a au moins le mérite d’exister.

Car même en campagne électorale, les candidats se sont faits rares sur le site du technopole. Jean-Pierre Masseret, PS, est venu, de même que le Nouveau parti anticapitaliste.

« Un regard sur les subventions »

« Même si nous n’étions pas dans une période électorale, nous serions venus sur place », assure François Tanzilli. « Nous devons mener un front commun de luttes et de soutien permanent aux salariés. C’est notre priorité », souligne la tête de liste.

Dans le discours, aucune démagogie, pas de solution-miracle. Juste la volonté d’affirmer un certain nombre de principes. Et de constater que les méthodes de rachat de l’entreprise et de licenciement du personnel sont « inacceptables ».

« Tout d’abord nous avons dialogué avec les employés pour savoir ce qu’on peut faire pour eux. Même si ce dossier représente un enjeu européen et national, 48 personnes qui, du jour au lendemain, se retrouvent sans emploi est une situation qui doit interpeller la Lorraine. La Région a investi 150 000 euros dans cette société, donc cela nous concerne », indique François Tanzilli. A ce titre, et puisqu’on est en campagne, le Front lorrain de gauche propose que « les citoyens et les salariés aient un droit de regard sur les subventions octroyées par le Conseil régional. Nous devons aller plus loin dans les contrôles actuellement mis en place. » Pour François Tanzilli, « on doit également obtenir des garanties en amont. On ne doit pas se priver, bien au contraire, de l’expertise des salariés des entreprises. »

Du côté des salariés, « on souhaite ne pas être oubliés ». Le syndicat CFTC a donc demandé aux militants du Front de gauche d’adresser un courrier, comme Laurent Kalinowski, président de la communauté d’agglomération de Forbach, aux ministres de l’Industrie et des affaires européennes.

Le Républicain Lorrain, le 02/03/2010

le reportage télé de TV8 :

IMG/flv/mercrediInfos.flv


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