Notre Programme pour la région Lorraine
Le pays souffre. La crise le frappe. La droite l’accable. La gauche doit le relever. Sur le front de l’environnement et de l’emploi, les conséquences de la crise iront en s’aggravant. En résistance, les luttes sociales et écologiques ne faiblissent pas. Elles sont des signes du refus de ces politiques qui font de la concurrence une priorité, qui privatisent les services publics. Elles incarnent ainsi l’intérêt général face aux intérêts particuliers. En cela elles indiquent le chemin à suivre.
Dans ce contexte, le Front Lorrain de Gauche affirme que la politique régionale doit marquer des ruptures avec la politique actuelle. Cela implique des objectifs au service de la solidarité, que ce soit face aux problèmes économiques, sociaux et écologiques ou aux inégalités territoriales. Il s’agit de développer la politique régionale autour de priorités.
Et pour le Front Lorrain de Gauche, la clef de tout programme de rupture, c’est l’implication populaire dans le processus des changements qu’il faut organiser.
On ne peut laisser croire aux électeurs qu’une collectivité territoriale de gauche peut transformer la vie des habitants, sans un changement radical des politiques conduites par le gouvernement et l’Europe.
Faisons de notre victoire aux régionales un point d’appui fort pour battre la droite aux élections nationales en inscrivant le Front Lorrain de Gauche dans la continuité de la démarche du Front de Gauche initiée aux élections européennes, innovation politique rassemblant de nombreuses composantes.
Le Front Lorrain de Gauche ne peut évidemment pas aborder cette élection sans prendre en compte le contexte de réformes territoriales.
Pas moins de 4 projets sont prévus dessaisissant davantage encore les citoyens de leur droit à participer aux choix institutionnels qui les concernent, modifiant en profondeur les relations et les moyens de chacune des collectivités territoriales.
Ces projets vont aggraver la crise démocratique. Ils éloigneront les citoyens des centres de décision et seront lourds de conséquences pour leur vie quotidienne. Pour toutes ces raisons nous agirons pour leur retrait.
La région lorraine pâtit particulièrement des inégalités entre les territoires. Le Front Lorrain de Gauche se prononce pour de nouvelles solidarités, la redistribution des richesses entre les régions pour casser la logique de compétition actuelle qui génère toujours plus d’inégalités entre les territoires riches et les territoires pauvres.
Pour réduire les inégalités le peuple doit redevenir citoyen par la mise en place d’Assemblées
participatives des citoyens, des citoyennes et des acteurs sociaux dotées de quatre missions :
proposer, valider, contrôler et interpeller les élus du Conseil Régional. Ces assemblées
participatives disposeront des moyens nécessaires à leur fonctionnement.
L’avis des salariés sera demandé avant l’attribution des aides économiques. La consultation portera sur : l’accès à la formation, les conditions de travail, l’égalité homme-femme, … Les aides seront orientées vers la re-localisation et le développement écologique et social, pour la pérennisation des emplois et la reprise des entreprises par leurs salariés. Un pôle financier public sera créé pour la mise en place d’outils économiques au service de l’intérêt général (banques régionales, fonds d’investissements publics, participation publique dans certaines entreprises…)
Un pôle public régional de l’énergie intégrant entreprises, citoyens et collectivités sera créé. Ce pôle sera un moyen d’information, de concertation et de contrôle sur toutes les décisions concernant les choix énergétiques. Il permettra de sortir de la logique de profit à court terme. La Région contribuera à développer une politique de sobriété énergétique associée au développement important des énergies renouvelables en Lorraine. La Région s’opposera à tout enfouissement des déchets radioactifs à Bure tant que la récupérabilité et toute absence de risques ne seront pas garanties.
L’argent public doit aller à l’école laïque publique. La Région demandera l’abrogation des lois qui obligent au financement de l’école privée et du statut particulier né du Concordat. Par conséquent elle mettra fin à tous les financements en faveur de l’enseignement privé et modifiera les critères d’attribution du “forfait élève”.
Les objectifs prioritaires pour la Région :
- mise aux normes des lycées lorrains, en terme d’accessibilité pour les élèves en situation de handicap,
- exigence de haute qualité environnementale pour toute construction nouvelle ou rénovation importante de lycée,
- sortir la formation professionnelle de la logique marchande par la création d’un pôle public de formation avec les GRETA, les lycées professionnels publics, l’AFPA et les organismes issus du paritarisme, de l’éducation populaire et de l’économie sociale et solidaire,
- reconversion, aide à l’insertion et à la qualification des publics les plus fragiles en développant les outils et moyens adaptés,
- élaboration d’une carte des formations afin de permettre à chaque jeune en formation d’accéder à la formation de son choix sans être victime d’un tri social et/ou territorial.
Une politique agricole en rupture avec le productivisme, sera proposée avec un plan emploi régional pour l’installation paysanne, et un comité de suivi citoyen. Elle privilégiera une agriculture de proximité, solidaire et biologique, sobre en énergie. Elle favorisera le développement des Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP).
Le service public de santé est en voie de
privatisation avec la loi Hôpital, Patient, Santé,
Territoire. En opposition à cette loi, la Région mettra
tout en oeuvre pour l’accès de tous à des soins gratuits
de proximité et de qualité, en maintenant notamment
les structures hospitalières proches des lieux de vie.
Elle proposera dans les plans régionaux de santé
publique des objectifs en matière d’accès à la prévention
et aux soins des plus démunis, de programme de
prévention des risques liés à l’environnement, de
programme de santé scolaire et d’éducation à la santé.
La Région doit peser sur le pouvoir considérable des Agences Régionales de Santé (ARS) en agissant
dans les conseils de surveillance et en créant des
instances tripartites de concertation (élus, usagers
et professionnels) Ces instances tripartites recenseront
les besoins de santé, détermineront et contrôleront
les réponses qui y seront apportées.
Principe fondamental : lutter contre l’étalement urbain en assurant une cohérence entre habitat, activité économique et transport dans toutes les zones rurales et urbaines. Les aides aux territoires miniers seront confortées, en partenariat avec les autres collectivités
le Conseil Régional devra agir sur le champ social de manière transversale. Une de ses actions prioritaires sera l’application du droit au logement en contribuant avec l’État à la construction massive de logements sociaux.
Faire baisser le prix de l’eau par la déprivatisation du traitement et de la distribution en incitant les collectivités à passer en régies publiques avec la mise à disposition gratuite de moyens d’ingénierie régionale.
Il faut aller plus loin :
- Un service public prenant en charge à la fois infrastructures fret et transport voyageurs.
- Une politique de transports collectifs gratuits
- Le développement d’une véritable inter modalité régionale et inter régionale.
- Pour les marchandises, favoriser le ferroutage à statut public et le transport par voies navigables.
- Inciter au co-voiturage en accompagnant les initiatives innovantes (parking relais…).
- L’enquête publique est terminée ; il faut désormais les financements pour faire de Vandières la gare d’interconnexion TER-TGV est.
L’enseignement supérieur doit être une compétence nationale pour ne pas mettre en concurrence les universités. La Région intègrera l’université dans sa politique avec l’exonération de la part régionale de la taxe d’habitation pour les étudiants, des dessertes permettant de relier tous les sites universitaires, un chèque santé permettant aux étudiants de pouvoir accéder à une complémentaire santé.
La Région doit faire de la culture un bien commun, État et Collectivités, dans le cadre d’une responsabilité partagée et librement décidée par la mise en place d’une Conférence Régionale permanente de l’art et de la culture, la sécurisation des parcours de formation et d’emploi artistiques et culturels, l’appropriation populaire des oeuvres et des pratiques artistiques.
La Région doit trouver les ressources fiscales
nécessaires à son action sans pénaliser les
foyers :
par une contribution des entreprises et des
banques, par une juste répartition de la charge publique
proportionnellement aux revenus.
- aux décisions libérales du gouvernement et de l’Union Européenne.
- aux règlements européens qui cherchent à imposer aux collectivités locales le principe de concurrence “libre et non faussée”,
- à la mise en concurrence des services publics,
- à la marchandisation de biens et de secteurs relevant du bien commun,
- au projet de loi sur la Réforme territoriale. L’égalité républicaine ne peut tolérer une loi qui renforce les rivalités géographiques.
Les politiques régionales que nous porterons se heurteront bien sûr aux orientations mises en oeuvre par le gouvernement de droite comme par l’Union Européenne. Lorsque nous nous opposerons ce ne sera pas au nom d’une spécificité régionale mais au nom de l’intérêt général, s’inscrivant dans l’esprit du Conseil National de la Résistance.
Vous pouvez réagir, apporter votre contribution au programme du Front Lorrain de Gauche pour la région en remplissant le formulaire ci dessous.
Pour une région citoyenne…
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